Les cocktails à la codéine inquiètent le Luxembourg

27 janvier 2018 | Par Lessentiel.lu
Les cocktails à la codéine inquiètent le Luxembourg

Les cocktails à la codéine inquiètent le Luxembourg

LUXEMBOURG – Influencés par les clips de rap américains, certains jeunes ont fait de la codéine une drogue festive. Sans se soucier des risques.

«Lean», «purple drank», «syzzurp». Autant de dénominations pour désigner les cocktails à la codéine. Très en vogue dans le milieu hip-hop américain, cette substance dérivée de l’opium est devenue un véritable problème de santé publique aux États-Unis, mais également en Europe.

Les consommateurs n’hésitent pas à détourner l’usage de sirops pour la toux ou autres médicaments vendus en pharmacie, sans forcément en connaître les effets potentiellement dévastateurs. Les cas de rappeurs décédés par overdose se multiplient depuis quelques années, des adolescents en sont également morts à l’étranger. Mais les campagnes d’information se font encore rares sur le sujet.

Le Luxembourg a légiféré

«C’est en regardant les clips que nous avons eu envie de suivre la tendance», confie Théo*, un jeune Luxembourgeois. «On mélange le tout avec du Sprite. Certains boivent de l’alcool en même temps. Après, on passe une bonne nuit», explique le jeune homme, qui n’a eu «aucun mal à s’en procurer en Belgique, sans ordonnance».

Conscient du danger, le Luxembourg a déjà légiféré. «Les médicaments à base de codéine requièrent tous une prescription depuis trois ou quatre ans. Et il est très rare que des personnes se présentent avec des ordonnances à répétition», rassure Alain de Bourcy, président du syndicat des pharmaciens. Mais le problème reste entier. Si peu de lycéens ont avoué avoir succombé à cette mode, l’existence du «lean» n’avait aucun secret pour la majorité d’entre eux.

*Le prénom a été modifié

 

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